Cliquez pour suivre le lien. 1. Cité par Nadine Fresco, Fabrication d’un antisémite, Seuil, 1999, p. 566. 2. Rassinier écrit le 1er octobre 1939 au socialiste Paul Faure: «Il y a un sentiment à peu près unanime: l’antisémitisme. Il y a un homme qui est rendu responsable de ce qui nous arrive, un homme, un seul: Léon Blum.» Cité par François Lafon, «Autorité et pouvoir de décision dans le socialisme français. Le prisme du secrétaire général», Vingtième Siècle. Revue d’Histoire, no. 96, octobre-décembre 2007, p. 63.

Rassinier: un imposteur


«Du 23 août 1939 au 21 juin 1940 j’ai été dans la résistance, personne ne le discute»
(Rassinier, le 27 octobre 19651 - Rappel : l’Allemagne a déclenché la Seconde Guerre mondiale le 1er septembre 1939...)

Rassinier est le guru posthume de la secte négationniste...
Lire le préambule...

Rassinier est le guru posthume de la secte négationniste. Il a en apparence des «qualités» alléchantes pour le négationnistes: socialiste, résistant, déporté... Quand on lit son pedigree sous la plume de ses thuriféraires, on se demande bien pourquoi Jean Moulin est plus célèbre que lui...

Hélas, la seule et unique source de la biographie «officielle» de Rassinier, c’est Rassinier lui-même. Et Rassinier a menti. Il a été socialiste, résistant, déporté, mais Rassinier a donné des récits falsifiés de chacun des ces épisodes. Il a menti sur sa résistance, sur sa déportation, sur ses décorations et sur bien d’autres choses...

L’antisémitisme de Rassinier est avéré dès 19392, mais ce n’est qu’après la guerre qu’il bascule dans un antisémitisme militant via son activité éditoriale consacrée aux camps. Rassinier, s’il fut socialiste (par dépit, et munichois), s’il fut déporté pour résistance (ultra-pacifiste) a, après guerre, viré dans un antisémitisme délirant, choisissant ses amis à l’extrême droite et chez les anciens nazis, et falsifiant sa propre biographie. Il écrit des livres où il nie de plus en plus ouvertement le génocide des Juifs. Il finit par tomber complètement dans la schizophrénie, le négationnisme et la mythomanie. Et il va user des mensonges les plus retors afin de falsifier histoire et historiens. Les exemples qui sont donnés ici ne sont que la partie visible d’un immense iceberg de falsifications. On lira les études de ces exemples en gardant à l’esprit que les négationnistes ne tarissent pas d’éloges sur l’honnêteté et la rigueur de Rassinier... Replier...

Commencer par une introduction sur Rassinier. Lire...

Les mensonges de Rassinier 
 
 

Les amis de Rassinier
 
 

Les falsifications de Rassinier 
 
 

Compléments 
 
 

Liens 
 
 

  Nadine Fresco, article «Paul Rassinier» in Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, publié sous la direction de Jean Maitron, Les Éditions Ouvrières, 1991. pp. 394-395. Suivre le lien...
«Rassinier, de la gauche au négationnisme», Interview de Nadine Fresco par Anne Tristan dans Ras l’Front n° 73, avril 2000. Excellents rappels sur Rassinier que l’on complètera par un article du journal Le Pays, du 18 mars 1999. Suivre le lien...
Réflexions de Pierre Vidal-Naquet sur Rassinier,«Qui sont les assassins de la mémoire», dans Les assassins de la mémoire, Seuil, Points Essais,1987, qui demeure le point d’entrée incontournable pour l’étude du négationnisme. Suivre le lien...
Bon résumé du parcours de Rassinier dans l’article de Jean Lacouture, «Le cas Rassinier, Stalinien, déporté, négationniste...», Nouvel Observateur, n°1788, p. 96. Suivre le lien...
Un compte-rendu (en anglais) du livre de Nadine Fresco, cité plus bas. Suivre le lien... 

Bibliographie 
 
 

Les deux ouvrages qui suivent sont indispensables pour comprendre le parcours de Rassinier:

-   Florent Brayard, Comment l’idée vint à M. Rassinier, Naissance du révisionnisme, Fayard, 1996.
-   Nadine Fresco, Fabrication d’un antisémite, Seuil, 1999.

Notes

1. Cité par Nadine Fresco, Fabrication d’un antisémite, Seuil, 1999, p. 566.

2. Rassinier écrit le 1er octobre 1939 au socialiste Paul Faure : «Il y a un sentiment à peu près unanime : l’antisémitisme. Il y a un homme qui est rendu responsable de ce qui nous arrive, un homme, un seul : Léon Blum.» Cité par François Lafon, «Autorité et pouvoir de décision dans le socialisme français. Le prisme du secrétaire général», Vingtième Siècle. Revue d’Histoire, no. 96, octobre-décembre 2007, p. 63.

[ Négationnisme et réfutations  |  Toutes les rubriques ]