Antisémitisme, mensonges et propagande
- « Antisémitisme » : une hostilité qui vise les Juifs. 18/03/2002
Certains ignorants et certains antisémites prétendent que le mot « antisémitisme » ne désigne pas une hostilité aux seuls Juifs mais également, par exemple, aux Arabes, parce que les Arabes seraient « aussi des sémites ». Les Juifs seront accusés de « monopoliser » l’antisémitisme et les Arabes seront lavés consubstantiellement de tout soupçon d’antisémitisme. Ces énormités qui prennent prétexte d’une étymologie certes défaillante ne tiennent compte ni de la signification reconnue ni de l’histoire et de l’émergence du mot antisémitisme. L’hostilité « antisémite » n’a jamais visé que les Juifs. Nous rappelons ici la genèse du terme, apparu en Allemagne à la fin du XIXe siècle, et examinons en quoi son étymologie ne saurait être invoquée pour en travestir le sens.
- L’origine des Protocoles des Sages de Sion 21/08/2000
Reproduction de l’article d’Éric Conan paru dans L’Express du 16/11/1999, « Les secrets d’une manipulation antisémite ». Les Protocoles sont le célèbre faux antisémite fabriqué par la police tsariste, à Paris, au tout début du XXe siècle. Ils prétendaient dévoiler un « complot » juif de domination mondial. Ils servaient déjà de justification à des pogroms commis par les cosaques en 1919. Principalement connus à partir des années 20, Hitler y trouva une des principales sources de son antisémitisme. Ils continuent d’être largement diffusés dans certains pays arabes et sur l’Internet. Voici exposées les origines de cette fabrication aux conséquences si meurtrières.
- Torquemada juif converti : un mensonge 18/06/2000
Le grand inquisiteur Tomás de Torquemada persécuteur des Juifs d’Espagne est devenu symbole d’intolérance et de fanatisme. Les antisémites ayant horreur que les Juifs soient perçus comme victimes, une de leur stratégie consiste à prétendre que leurs bourreaux sont aussi des Juifs. La mécanique antisémite faisant porter la responsabilité des actes d’un seul, identifié comme juif ou d’origine juive, « aux Juifs » dans leurs ensemble, il en découle que seuls les Juifs seraient responsables de leurs malheurs. Aussi s’est-il trouvé des esprits suffisament tordus pour avancer que Torquemada était un juif converti. Ce mensonge trouve son origine dans un bruit plus courant, celui qui prête à Torquemada des origines juives. Nous faisons ici justice du mensonge, et cherchons à trouver la source de la mention d’origines juives de Torquemada.
- Cicéron antijuif ? Le pro Flacco 02/07/2000
En 59 avant notre ère, Cicéron défend son ami Lucius Flaccus, qui s’était rendu coupable de concussions lors de sa préture en Asie. Lucius Flaccus avait notamment détourné des fonds, escroqué plusieurs villes greques et fait main basse sur l’or que les Juifs envoyaient chaque année en tribut au temple de Jérusalem. Dans son plaidoyer pour Flaccus, Cicéron s’est surtout employé à discréditer les accusateurs, qu’ils fussent grecs, romains ou juifs. Aussi le passage, marginal dans sa plaidoirie, sur l’accusation portée par les Juifs contre son ami, contient-il une charge antijuive. Il a depuis deux mille ans été repris par les antisémites, et récemment par les négationnistes. Nous en donnons les morceaux en cause et rappelons quel en était le contexte.
- Theodore Kaufman
A travers cet exemple, on verra comment les antisémites cherchent par leurs mensonges à faire porter la responsabilité du génocide sur les Juifs..., mais aussi comment, en 1999, certaines personnes osent recopier la propagande nazie sur les forums de discussion francophones. Le « cas Kaufman » est un classique nazi et néo-nazi.
- « Antisionisme » et antisémitisme
26/10/2003
Si la critique contextualisée de la politique d’Israël est normale, voire nécessaire selon les circonstances, et ne saurait être assimilée automatiquement à de l’antisémitisme, un certain discours antisémite se camoufle sous les oripeaux de l’« antisionisme ». Les militants pro-palestiniens qui refusent de voir cet antisémitisme s’en rendent complices, au détriment de la cause qu’ils soutiennent. Il serait grotesque d’affirmer que les antisémites auraient eu la délicatesse incroyable de ne pas recourir à l’« antisionisme » pour faire passer leurs discours de haine. Il faut donc prendre acte des cas où cette instrumentalisation se produit. C’est l’objet de cette section.
- Liens
La propagande antisémite, c’est-à-dire les mensonges antisémites sont étudiés et réfutés dans quelques sites de grande qualité.
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