1. On ne présente plus Faubert Robinson. Universitaire, spécialiste en tout (sauf en histoire...), champion de curling de la coupe intercantonale de la Bundesliga de 1988 à 1996, auteur notamment de Canular cinématographique : de l’inexistence d’Alain Delon et T’es qu’un zéro et t’es fini , œuvre superbe retraçant les tortures morales endurées par le mouvement révisionniste du fait de l’entrée en application de la loi Gayssot. 2. Evénement qui a donné un très bon film : Un mariage et 40 millions d’enterrements, de Veit Harlan, 1947. 3. Cf. Cornelius Ryan : Le Jour le plus long, Livre de Poche, 1985, p. 97. 4. Pierre Montagnon, La Grande Histoire de la Seconde Guerre Mondiale, vol. 6, p. 220, Pygmalion/Gérard Watelet. 5. Robert Laffont, 1994, pour l’édition revue et augmentée. 6. Georges Blond : Le débarquement, Fayard, 1951, et Livre de Poche, 1994. 7. On remarquera l’ineptie de cette thèse en faisant objecter que Omaha n’est autre qu’une ville des Etats-Unis, et ne saurait donc se situer en France. 8. Cité in Paul Carell, op. cit., p. 280. 9. Ryan, op. cit., p. 161. 10. Ainsi Maître Rampton, l’avocat en chef de cette emmerdeuse de Deborah Lipshit, auteur de Denying the Brain of David Irving, Manchot Empereur Books, 1993. 11. L’auteur de ces lignes connaît un cas de trouble de mémoire d’un individu pourtant âgé de moins de 70 ans : son ami Ernst Otto Remerde, gérant du site web Hitler was vegetarian, not a vegetable ! http://www.Hitler.vegetable.com. 12. Paul Carell, Ils arrivent, Robert Laffont, 1994, p. IV. 13. Dwight D. Eisenhower : Croisade en Europe, Robert Laffont, 1994, p. 302. 14. Paul Carell, op. cit., p. 95. 15. Daniel Costelle : Les prisonniers, Flammarion, 1975, p. 46. 16. Philippe Masson, Une guerre totale, Hachette/Pluriel, 1993, p. 468. 17. Costelle, op. cit., p. 46. 18. Ryan, op. cit., p. 435. 19. Antony Cave Brown, La Guerre secrete, Pygmalion/Gérard Watelet, p. 163-164. 20. Ryan, op. cit., p. 133. 21. Ryan, op. cit., p. 206. 22. Cité in Eddy Florentin : Stalingrad en Normandie , Presses de la Cité, 1994, p. 642. 23. Vincent Ringard : Mon bouquin sur Oradour, une demi-tonne de mise en scène, Editions du Bunker, Asuncion, Paraguay, 1999. 24. Jean Mabire, Les Panzer de la Garde noire, Presses-Pocket, 1980, p. 272. 25. Eddy Florentin, ibid. 26. Arms and Armour Press, London, 1981. 27. Tous ces chiffres sont rappelés par Eddy Florentin, op. cit., p. 639-640.

Le débarquement en Normandie n’a
jamais eu lieu !

Par Faubert Robinson1

LIRE L'AVERTISSEMENT



Il est des mythes qui ont la vie dure. Sans doute parce que le martèlement a remplacé le vraisemblable et que nos doucereuses âmes bercées par la société de consommation instaurée par la Conspiration des Sages de Sion by the Rivers of Babylon se réfugient paresseusement dans la réception sommeillante des même mensonges que les différents Gouvernements de la planète lui assènent quotidiennement.

L’un de ces mensonges porte sur un fait considéré comme un événement majeur de la Deuxième Guerre Mondiale. Je veux parler, non pas du mariage entre le Führer (Heil !) et la plantureuse Eva Braun2, mais de cette opération militaire décrite comme l’une des plus colossales de tous les temps, à savoir l’opération Overlord, le débarquement des Alliés en Normandie.

On connaît l’histoire officielle : le 6 juin 1944, près de 135 000 hommes ont pris d’assaut les plages normandes défendues par le fameux et fumeux Mur de l’Atlantique, première étape vers l’invasion de l’Europe par Coca Cola, Hollywood Chewing-Gum et Hollywood tout court. La culture allemande, à base de Schnaps, de Kronenburg et de Deutsche Wochenschau n’allait jamais se remettre de cette offensive en règle. Les films de qualité, tels Suce le juif ou bien encore ces charmantes comédies comme L’Afrikakorps fait du ski , L’Afrikakorps chez les nudistes et le troisième volume de la trilogie Mais où est donc passé l’Afrikakorps , allaient laisser place à de douteuses séries télévisées à l’insipidité rebutante, comme Derrick ou bien même Le Renard... Je n’insiste pas : l’enjeu est bien la suprématie de la culture américaine.

Et pourtant, à la lumière de mon enquête, après avoir falsif... lu des dizaines de documents, je suis en mesure de démonter ce nouveau mensonge qui a assis cette suprématie. Non, le Débarquement n’a pas eu lieu. Oui, c’est un mensonge servi par des officines travaillant en étroite collaboration avec les Sages du Mémorial de Caen. J’y reviendrai. En attendant, place à la démonstration.
 

I. Une logique insoutenable

Il faut parfois savoir faire preuve du bon sens le plus élémentaire. Or, la thèse du Débarquement en Normandie, ainsi que nous le verrons, est une atteinte au bon sens. Logique. Historique. Ethique.

1/ Tout débarquement sur les côtes normandes est impossible

Si l’on en croit la version officielle, le débarquement aurait eu lieu dans le Cotentin. C’est absurde.

a) Impossibilité physique

Qui connaît le Cotentin sait très bien que cette zone est parsemée de falaises qui la rendent difficile d’accès. Naturellement, les désinformateurs ne l’ignorent pas, et tentent de nous montrer malgré tout que si le débarquement a été accompli, il ne s’en est pas moins soldé par de lourdes pertes. L’assaut de la Point du Hoc, par exemple, aurait été menée par 225 Rangers, qui auraient perdu les 4/5e de leurs effectifs.

b) Impossibilité logique

On voit mal pourquoi les Alliés auraient tenu à débarquer en Normandie. Cette zone était difficile d’accès, la traversée était plus longue, et les avions militaires avaient moins de temps à consacrer au soutien du Débarquement.

En fait, tout militait pour une attaque dans le Pas de Calais, qui, lui, était plus proche, plus facile d’accès. Certes le Mur de l’Atlantique y était plus fourni, mais les Alliés, qui n’ont pas hésité à sacrifier des milliers d’hommes durant la Grande Guerre, auraient-ils reculé ?

Pourtant, l’on s’efforce de nous faire croire que les Alliés auraient bien attaqué la Normandie, c’est à dire qu’ils auraient choisi la voie la plus difficile... Ou l’histoire du cambrioleur qui préfère ne pas passer par la porte d’entrée en dépit de son attirail et qui ne songe qu’à traverser le jardin de la propriété malgré la présence du chien dangereux, ce pour franchir la fenêtre du deuxième étage... Rappelons en effet que les U-Boote de l’Amiral Dönitz patrouillaient dans le secteur. Traverser la Manche était donc très risqué.

c) Impossibilité météorologique

Le 4 juin 1944, Rommel, commandant en chef du Groupe d’Armées B, se rendait en Allemagne pour fêter l’anniversaire de sa femme. Pourquoi cet officier si talentueux a-t-il pris sur lui de quitter son poste deux jours avant le Jour le Plus Long pour une si piètre banalité ? D’abord parce qu’il souhaitait également rencontrer le Führer (Heil !). Mais surtout, parce qu’il savait que les Alliés ne débarqueraient jamais ce mois-ci. Car le temps était défavorable.

Tous les bulletins météo le confirment : la journée du 6 juin fut soumise à un temps exécrable. Pas une photo de ce soit-disant événement ne montre un temps globalement clément, pas une.

Certes, les services météo alliés avaient prévu une nette embellie, mais elle ne durerait que 24 heures3. Or, quiconque sait qu’il ne suffit pas de débarquer, il faut encore pouvoir se maintenir. Et en raison de la puissance de feu de l’armée allemande, les Alliés auraient besoin de leur supériorité aérienne. Or le temps de juin serait plus que maussade, restreignant les facultés d’intervention de l’armée de l’air alliée, au passage très douée dès qu’il s’agit de détruire d’innocentes villes allemandes. Les Alliés ne pouvaient assurément pas risquer un désastre, en sachant que leurs troupes ne pourraient être soutenues par l’aviation.

2/ La Normandie moins bien défendue ? Autopsie d’un mythe

L’un des arguments avancés par les tenants de la thèse « normande » est de dire que les Alliés ont débarqué en Normandie parce qu’elle était moins bien défendue que le Pas de Calais. L’on a vu que ce point de vue était logiquement intenable, compte tenu des précédentes affaires où les politiciens judéo-alliés n’ont pas hésité à sacrifier des centaines de milliers d’hommes dans des opérations hasardeuses, comme les Dardanelles durant la guerre de 14/18 ou même l’intervention britannique en Grèce de 1941.

Historiquement, on peut même éprouver des doutes. Il est établi que la 352e division allemande, formation de qualité, avait été affectée au secteur de Vierville sur Mer. Si l’on en croit Pierre Montagnon : « les défenses de Vierville à Coleville [sont constituées de] 8 casemates dotées de canons d’un calibre supérieur à 75 ou d’armes automatiques ; 17 positions antichars munies de canons de 37 à 75 ; quatre positions antichars munies de canons de 37 à 75 ; 4 positions d’artillerie de campagne ; 6 fosses à mortiers ; 38 fosses à tubes lance-fusées ; 85 emplacements de mitrailleuse. »4. Autrement dit, des défenses importantes.

Les chroniqueurs (escroqueurs devrait-on dire) ne le nient pas. Mais ils invoquent l’ignorance des Alliés pour justifier l’envoi de leurs troupes dans ce secteur ! C’est là qu’intervient l’un des plus grands canulars de ce dossier, canular mis en œuvre par Paul Carell dans son livre Ils arrivent !5 consacré au rôle qu’aurait joué l’armée allemande dans la prétendue bataille de Normandie. Que dit Paul Carell ? Que la Résistance a effectivement transmis le renseignement sur la présence de la 352e division, mais par voie de pigeon voyageur. Or, nous dit cet historien, un sniper allemand a abattu ce malheureux pigeon... Naturellement, Paul Carell ne nous fournit aucun détail supplémentaire, aucune source pour vérifier la pertinence de son affirmation. L’Allemand n’est même pas nommé, pas plus que le pigeon. Aucune trace, ni de l’Allemand, ni de la sépulture du pigeon, n’a été retrouvée. Par ailleurs, puisque ledit pigeon travaillait pour l’ Intelligence Service , on aurait pu retrouver dans les archives du Public Record Office une preuve de l’existence dudit pigeon, comme une fiche de salaire granulé, par exemple. En dix minutes de recherche au sein de ces archives, je n’ai rien trouvé de tel. Précisons qu’aucune médaille de la Résistance n’a été versée à ce pigeon, obscur héros du devoir, comme s’il avait été oublié de tous...

L’affirmation de Paul Carell s’effondre lorsque l’on se réfère à un autre ouvrage normandiste, celui de Georges Blond6. On trouve en effet à la page 255 de l’édition en poche de 1994 ces propos du général Huebner, chef de la 1 ère division américaine prétendument requise pour l’attaque d’Omaha7 : « D’après nos renseignements, [la 352e division] est une bonne unité, comprenant de nombreux vétérans du Front russe. » Ces propos, Huebner les tient avant le prétendu Débarquement. Ce qui prouve donc que les Américains savaient que la Normandie était très bien défendue !

Rappelons également que le Führer (Heil !) avait un temps estimé que les Alliés attaqueraient en Normandie. Le Feldmaréchal Rommel avait aussitôt renforcé les défenses dans le secteur et trois divisions de Panzer étaient en mesure d’y intervenir rapidement : la 21e, la 12e SS et la Panzerlehr. Autant de bonnes formations, notamment la deuxième, dirigée par d’anciens cadres de la Leibstandarte Adolf Hitler qui avaient fait leurs premières armes sur le front russe, et surtout la 3e, dirigée par un ancien adjoint de Rommel, Bayerlein, à qui Guderian avait dit, en parlant de sa division blindée : « Avec cette division-là, vous rejetterez à vous tout seul les Anglo-Américains à la mer. »8.

La thèse selon laquelle les Alliés auraient attaqué en Normandie parce qu’elle était censée être moins bien défendue que le Pas de Calais ne tient donc pas la route.

Les Alliés n’ont donc pu, logiquement, débarquer en Normandie. Il s’agit dès à présent de prouver que ce Débarquement n’a, dans les faits, jamais eu lieu.
 

II. Inexistence historique

Soyons clairs dès le départ : il n’existe aucun élément fiable à l’appui de la thèse normandiste : aucune trace, aucune photo, aucun témoin, aucun document.

1/ Les traces de la bataille

Une bataille, c’est connu, ça laisse des traces : ruines, cadavres, carcasses de véhicules.

Or, en Normandie, rien de tel. L’on chercherait en vain des ruines dans la ville de Caen, par exemple, alors que la bataille est censée avoir été l’une des plus terribles de la guerre et avoir ravagé la ville. De même ne trouve-t-on que peu de blockhaus sur les plages... Et dans un état si pitoyable parfois que l’on peut raisonnablement se poser la question de savoir qui les a détruits. Rien ne prouve en effet que ces bunkers n’aient été intentionnellement démolis par le Génie civil français pour faire avaler la version d’un affrontement au jour du 6 juin 1944.

L’on trouve certes un nombre plutôt impressionnant de cratères sur la Pointe du Hoc, censée avoir été bombardée par la Flotte et l’aviation alliée, avant d’être prise d’assaut par les Rangers. Là encore, ce ne sont que des cratères. Rien ne prouve que ces cratères résultent de tirs d’artillerie effectués le 6 juin 1944. Les tests au Carbone 14 ont montré que ces cratères avaient fort bien pu apparaître entre 1850 et 2000...

C’est en vain, donc, que l’on chercherait des traces de cette bataille. Preuve qu’elle n’a pas eu lieu.

2/ Les photographies de la bataille

L’on connaît les photographies présentées comme étant celles du Jour J où l’on aperçoit des dizaines de GI’s prenant pied sur les plages.

Oui mais quelles plages ? Après tout, les Alliés ont débarqué en Afrique du Nord, en Sicile, en Italie, et dans une myriade d’îles du Pacifique. Rien ne prouve que ces photos ne représentent pas ces campagnes.

L’on se souvient également de ces six photos prises par Robert Capa. Elles font d’ailleurs la couverture d’un ouvrage récent publié aux éditions Gallimard et sobrement intitulé Le Débarquement en Normandie , de Anthony Kemp (1994). Rien ne prouve que ces photos datent bien du 6 juin 1944, d’autant qu’il convient de signaler que Capa ne pourra jamais plus confirmer ce fait, ayant trouvé la mort durant la guerre de Corée. Un décès opportun...

Précisons de plus que ces photos sont de fort mauvaise qualité et peuvent aussi bien décrire un bizutage de West Point qu’un match de water-polo. Chose curieuse, Capa a affirmé avoir pris beaucoup plus de photos que cela, mais prétend que les négatifs furent détruits par accident...

Ben voyons.

3/ Les témoins de la bataille

Il est infiniment regrettable que les témoins a priori les plus fiables soient décédés : Eisenhower, Montgomery, Rommel, Hitler... Je n’ai pu les interroger, de sorte que l’on peut être en demeure d’avoir des doutes sur leur rôle réel dans toute cette histoire.

Les lecteurs du best-seller de Cornelius Ryan, Le Jour le plus long , se souviennent du très grand nombre de témoins cités. Cependant, Ryan n’en cite aucun, se contentant, apparemment, de reproduire ce que les protagonistes lui ont déclaré. Il n’existe aucun moyen de savoir si les faits relatés par Ryan :

  1. sont bien ceux racontés par les prétendus interviewés ;
  2. sont bel et bien véridiques

Ryan cite tout de même deux témoins qui relatent les mêmes faits : l’ancien éclaireur de la 82e division aéroportée, Robert M. Murphy, et Mme Levrault, qui l’a vu atterrir « à vingt mètres d’elle »9. Mais il est permis de douter de la véracité du témoignage de ces deux personnes. D’une part en effet, Ryan prend en effet soin de préciser que Murphy est devenu, dans les années 1950, un « éminent avocat de Boston ». Comment un jeune parachutiste, puisque l’on connaît l’esprit borné des militaires, a-t-il pu devenir un ténor du Barreau de Boston en une dizaine d’années ? Tout un chacun sait qu’il faut encore des années d’études pour obtenir un diplôme puis adhérer au Barreau, et encore plus encore pour acquérir une bonne réputation. Ajoutons à cela que M. Murphy étant avocat, l’on peut se demander si ce qu’il dit est bel et bien vrai, car l’on sait à quel point les avocats peuvent être vils et menteurs10. D’autre part, Mme Levrault, de l’aveu de Cornelius Ryan, était une « vieille dame » en 1944. Une quinzaine d’années plus tard, lorsqu’elle aurait été interrogée par Ryan, elle devait donc être plus vieille encore : 60 ans en 1944, 78 ans en 1958. Ce fait est démenti par les statistiques de l’INSEE, qui montrent bien que les personnes âgées, dans les années 50, atteignaient rarement les 70 ans. De plus, bien qu’âgée de 78 ans, il aurait fallu que Mme Levrault fasse preuve d’une excellente mémoire, ce qui est plutôt difficile à croire11.

Le reste du livre de Cornelius Ryan, qui n’est qu’un journaliste, non un historien, est de même facture : affirmations invérifiables, témoins douteux... L’on a vu ce qu’il fallait penser du livre de Paul Carell, censé reproduire la bataille de Normandie vue du côté allemand. D’autant que Carell contredit bel et bien Ryan et les autres ! Selon lui, le débarquement n’a même pas réussi ! L’on trouve en effet, à la page IV de l’édition de 1994 de son best-seller Ils arrivent ces propos iconoclastes : « L’opération qu’Eisenhower et Montgomery voulaient réaliser en l’espace de quelques jours échoua devant la résistance des troupes allemandes du front. »12 Alors qui croire ? Ryan, qui montre que le Débarquement a réussi ? Ou Carell, qui prétend que le Débarquement a échoué ?

Carell base tout le point de vue allemand de la « bataille des plages » sur les témoignages de Hein Severloh et du lieutenant Jahnke, du bunker W-5 (709e division). Le bunker W-5 est censé avoir reçu l’assaut de toute la 4e division d’infanterie du général Theodore Roosevelt. Le problème est que la 4e division du général, si l’on se réfère aux prétendus plans originaux de l’opération Overlord, devait attaquer à deux kms plus au sud, face aux bunkers W-4 et W-2... Le bunker W-5 n’était pas la cible directe !

De deux choses l’une : ou bien les plans d’Overlord sont des faux, ou bien Jahnke ment. Dans l’un ou l’autre cas, il y a comme une grave falsification de l’Histoire. Il est fort probable que Jahnke mente, puisque l’on trouve dans les mémoires d’Eisenhower : « Les opérations dans le secteur d’Utah [...] et l’opération aéroportée des Américains progressaient de façon satisfaisante. »13. Or le W-5 ne se trouvait pas dans le secteur d’UTAH ! Là encore, la vérité officielle a du mal à trouver une version unique... Preuve manifeste de dissimulation.

L’autre témoin, Hein Severloh, est décrit par Carell comme étant un « bon gros paysan, sans plus »14. Caporal de 21 ans (bien jeune, pour un caporal), il est supposé se trouver sur la plage répondant au nom de code d’Omaha lors de l’assaut américain. Tout cela est beau et bon, mais il ressort que Severloh n’est peut-être pas si fiable. Capturé le 7 juin 1944, il prétend avoir été confié à un soldat noir15. C’est là que survient la première invraisemblance : en effet, de l’aveu du célèbre historien français, Philippe Masson, au cours de la Deuxième Guerre Mondiale, « les Noirs seront utilisés dans les services ou comme serveurs ou chauffeurs »16. Les Américains auraient-ils donc cessé de pratiquer la ségrégation ?

Il faut également préciser que Severloh passera un certain nombre d’années en captivité. Impossible alors de faire confiance à un Allemand qui a été gardé aussi longtemps en captivité : il peut très bien s’agir d’un agent double, retourné par le FBI ou l’OSS. Il est frappant que Severloh ait relaté à Daniel Costelle qu’il avait été capturé par un officier germano-américain qui avait prétendument déserté il y a quelques années pour fuir la Justice allemande et qui avait émigré aux Etats-Unis17. Tout respire la récupération d’agent secret comme la CIA, le MI-6 ou le KGB se sont habitués à en faire.

En somme, pour résumer et toutes choses égales par ailleurs, les deux témoignages invoqués par Paul Carell n’ont absolument rien de « reliable ».


4/ Les documents prouvant qu’il y a eu bataille

Un tel affrontement devrait générer une montage de rapports, de documents d’archives ! Eh bien force est d’admettre que les ressources documentaires sont bel et bien pauvres. Cornelius Ryan, par exemple, le reconnaît : « Les principales sources d’information de ce livre proviennent des survivants alliés ou allemands, de résistants français et de civils »18.

L’on a vu plus haut que les plans d’Overlord ne correspondaient pas non plus aux récits d’un témoin allemand, ce qui permet de relativiser leur authenticité.

Martin Blumenson, dans sa volumineuse Histoire de la Libération (Charles Corlet Editeurs, 1993), cite pour sa part un nombre impressionnant de pièces d’archives. Cela étant dit, rien ne nous indique ces pièces existent. Un individu à l’imagination débordante peut toujours trouver le moyen d’inventer des sources (prenez mon cas, par exempl... euh, NON, C’EST UNE ERREUR !). De même, le lecteur attentif aura remarqué la consonance juive de Blumenson : enlevez le « enson », vous obtenez « Blum ». En d’autres termes, Martin Blumenson et Léon Blum ne feraient qu’une seule et même personne ! Je renvoie le lecteur à ce grand journal à l’objectivité jamais démentie qu’est Gringoire pour qu’il se fasse une idée de la nature maléfique de ce Président du Conseil français qui a osé imposer deux semaines de congés payés annuelles pour des flemmards d’ouvriers !

Les témoins allemands ? Walter Warlimont, du GQG de Hitler, cite en effet bien des documents allemands, mais là encore, n’en cite aucun dans son intégralité, n’en montre aucune trace. Quant au Journal de Guerre de l’OKW, le fameux Kriegstagebuch, aucune preuve de son authenticité n’a été rapportée.

Autrement dit, aucun élément fiable n’est en mesure de corroborer la thèse normandiste.
 

III. Une logique insoutenable

1/ Le mythe des messages personnels

Une légende très connue soutient que le débarquement avait été annoncé à la BBC par deux « messages personnels » adressés à la Résistance. Ces messages étaient une reproduction des vers de Verlaine de sa Chanson d’Automne :


Les sanglots longs des violons de l’automne
Blessent mon cœur d’une langueur monotone

(cf. Les Plus Belles Pages de la Poésie française , Sélection du Reader’s Digest, 1982, p. 510)

Ce message était considéré comme devant pousser la Résistance à entrer en action contre l’armée allemande.

Le problème est que cette version de l’Histoire est intenable.

Il existait une règle à la BBC : ne jamais passer plus d’une fois un « message personnel ». Les « messages personnels » devaient être utilisés à la manière d’un préservatif : retirés et jetés après usage. Or, dans le cas de la Chanson de Verlaine, ce message, ainsi que l’établit formellement Antony Cave Brown, avait déjà été affecté à un réseau, le réseau Butler, en 1943. Les Allemands, combinant efficacité et courtoisie avaient réussi à anéantir ce réseau. Ils avaient mis la main sur les « messages personnels » affectés à ce réseau, et savaient à quoi ils correspondaient. Londres le savait. Et retira la Chanson d’Automne des messages encore en vigueur19.

De sorte qu’il est impossible que ce message ait pu être adressé à la Résistance en 1944. Ce serait le SEUL cas d’erreur de ce genre commise par l’administration, et pour le Débarquement !? Invraisemblable.

De plus, les versions divergent. Ryan cite par exemple le cas de Guillaume Mercader, chef de renseignements pour la zone côtière de Normandie, qui passe à l’action après avoir entendu, non pas le message Verlaine, mais celui-ci : « Il fait chaud à Suez. »20. Alors, de quel message s’agissait-il ?

Concluons : les Alliés n’ont pas annoncé le débarquement par les messages de Verlaine.


2/ Deux mois et demi pour arriver à Paris ?

Tout un chacun sait que de Deauville à Paris, il y a à peine 3 heures de route. Or la Vérité officielle voudrait nous faire croire que les armées alliées ont mis plus de deux mois et demi pour faire le trajet ! Alors que dans le même temps, on nous montre la même armée franchir une distance supérieure pour arriver en Hollande à la mi-septembre !

Cette thèse est à mettre en rapport avec l’invocation d’une Normandie moins bien défendue que le Pas de Calais. Si tel avait été le cas, pourquoi les Alliés ont-ils mis autant de temps pour franchir une distance relativement courte ?


3/ Hitler et le Jour J

Les historiens ont dressé un portrait de Hitler le présentant comme un dictateur excité, nullité militaire aussi consistante qu’une gelée à la menthe. Certains généraux, comme Guderian, ont relaté quelques grandes colères du Führer.

Or, en la présente espèce, rien de tel. D’abord, malgré la nouvelle du débarquement, le général Jodl ne l’avertit pas, ne le réveille pas. Il faut attendre 9 heures du matin pour que le Führer daigne se lever. Surprise, il ne fait pas preuve d’une nervosité particulière ! Mieux : il ne prend aucune décision. Est-ce si vraisemblable ? Oui, si l’on part de l’idée qu’aucun débarquement ne s’est produit le 6 juin 1944...


4/ Le para de Sainte-Mère l’Eglise

Les fans du Jour le Plus long connaissent cette scène du parachutiste américain doté de la voix de Max la Menace et de Bugs Bunny, dont le parachute s’est accroché au toit de l’église.

Ce soldat s’appelait, à en croire Cornelius Ryan, John Steele, du 505e régiment de la 82e Airborne. Dans le film de Darryl Zannuck, on nous le montre, à moitié sourd (du fait du son produit par les cloches), récupéré par les Américains. Le problème est que Ryan n’est pas du même avis : « Steele resta dans cette position plus de deux heures, avant d’être dégagé par les Allemands et fait prisonnier. »21. N’y aurait-il pas là comme une contradiction ? Qui des deux a donc menti ? On ne le saura jamais. En tout état de cause, l’histoire du soldat Steele, qui n’est aucunement corroborée (Ryan ne cite aucun autre témoignage à l’appui de cette version des faits), et ne tient pas la route une seule seconde (comment imaginer un seul instant que les snipers allemands auraient épargné une cible aussi parfaite ?), doit à son tour être considérée comme relevant du mythe.

5/ Un bilan ô combien variable...

Prenons un autre mythe connu : celui de l’encerclement des forces allemandes à Falaise, en août 1944. Si l’on en croit Eisenhower : « Une énorme partie des 1 ère SS, 2e SS, pe P. SS, 12e P. SS, Panzer Lehr, 2e, 9e et 116e Panzer réussirent à s’échapper. Mais les 326e, 353e, 363e, 271e, 277e, et 89e divisions et une partie de la 331e ainsi que certains hommes des 10e SS Panzer et de la 21e Panzer furent pris au piège. » 22

Notons déjà un premier mensonge d’Eisenhower. Il n’existe pas de division d’infanterie 1 ère et 2e SS. Si l’on se penche sur les dossiers allemands, l’on remarque que seules existent la 1 ère SS Panzer et la 2e SS Panzer. L’on sait également depuis la remarquable étude de Vincent Ringard23, que la 2e SS Panzer se contentait de réguler la circulation dans le Limousin et que les accusations selon lesquelles le général Lammerding aurait refusé d’aider une vieille dame à traverser une rue sont infondées. Quant à la 1 ère SS Panzer, Jean Mabire rappelle que « la Leibstandarte [restait] dans la zone frontière entre Flandre et Hollande. »24 Ike pris en flagrant délit de mensonge éhonté !

Mais poursuivons. Eisenhower prétend, on l’a vu, que bien des Allemands ont réussi à s’échapper de l’encerclement. Or, le Journal du Groupe d’Armées B, à se référer à Eddy Florentin, « estime que les 6 ou 7 divisions blindées qui réussirent à filtrer hors de la poche, ne regroupaient plus que 2 000 hommes, 62 tanks et 26 pièces d’artillerie. »25 Où se trouve « l’énorme partie » des divisions Panzer, je vous le demande !

L’un des auteurs normandistes parmi les plus réputés, le major-général Richard Rohmer, dans son best-seller The Patton’s Gap26, que l’un des piliers de la thèse normandiste, Eddy Florentin, a qualifié d’  « ouvrage retentissant » , est cependant en désaccord avec tous ces messieurs. Si l’on suit Rohmer, 200 000 Allemands ont réussi à fuir la poche. John Keegan fournit grosso merdo les mêmes chiffres : 300 000 échappés. Le problème est que les chiffres ont été visiblement revus à la baisse : 50 000 selon l’Allemand Carell, 20 000 à 40 000 selon Blumenson, 30 000 à 35 000 selon Pogue, 20 000 selon Carlo D’Este, 20 000 selon Max Hastings27.

Cela en devient presque risible. Pas un auteur ne donne de chiffre semblable : plus de 200 000 Allemands échappés d’un côté. De 20 000 à 50 000 de l’autre. Tout indique le montage : l’encerclement de Falaise n’a pas eu lieu, aucun Allemand n’a donc pu s’en échapper. Seulement, la vérité officielle connaît, une fois de plus, se lézarde. De l’intérieur.

Et la vérité reste ailleurs...

Il est temps de conclure. Alors conclucons :

1/ Il est physiquement impossible que le débarquement ait eu lieu en Normandie ;

2/ Il est logiquement insoutenable que le débarquement ait eu lieu en Normandie ;
3/ Il est historiquement indéfendable que le débarquement ait eu lieu en Normandie.

Un seul débarquement s’est effectivement produit : le débarquement de Provence (ce qui explique pourquoi les Alliés ont mis moins de dix jours pour arriver à Paris, du 15 au 24 août 1944).

Maintenant que le mythe a été réduit à néant, il reste à en voir les origines.

A dire vrai, tous les belligérants avaient intérêt à créer pareil mythe. Les Alliés, tout d’abord, pour justifier aux Russes la création d’un Second Front tant réclamé par le Kremlin. Le débarquement de Provence étant survenu bien tard, le 15 août 1944, les Occidentaux avaient intérêt à montrer qu’ils avaient également contribué à écraser en tous temps et en tous lieux le régime hitlérien. De plus, les bombardements de l’endroit et du Nord Pas de Calais, destinés à camoufler le fait que les Alliés débarqueraient en réalité dans le Sud, trouvaient enfin une justification.

Les Allemands ensuite. La bataille de Normandie devenait une épopée glorieuse au cours de laquelle une poignée de Waffen SS, de paras et de divisions de Panzer avait tenu tête à une armée alliée supérieure en nombre. Les Alliés étant censés avoir mis deux mois et demi pour vaincre, l’honneur de la Wehrmacht était sauf.

Aussi s’est élaboré le mythe, dès la fin de la guerre, entre Allemands et Alliés, par un accord secret signé à Roswell entre le Reichsmarschall Göring et le général Marshall. Les historiens des deux camps ont prolongé ce merveilleux coup de propagande après la guerre, toujours pour les mêmes raisons. L’on sait que ces faussaires de l’Histoire se sont réunis au sein d’une société secrète, les Sages du Mémorial de Caen, où ils pratiquent des sacrifices humains et des autodafés de revues révisionnistes pourtant irréprochables comme Die Heilige Einsatzgruppe ou Le Bêtisier de la Brigade Frankreich (en 12 fasicules).

Aujourd’hui, le Débarquement est devenu le symbole de la victoire sur le fascisme détesté. Il est récupéré à toutes les sauces, avec le film de Spielberg entre autres. Tout est bon pour présenter l’Allemagne nazie sous son jour le plus sombre ! Alors que l’on voit peu d’historiens se préoccuper de l’œuvre architecturale de notre Führer à tous !

Il était de notre devoir de maître à penser du révisionnisme mondial d’opérer le décrassage de la Deuxième Guerre Mondiale et de révéler cette gigantesque imposture.

Il vous en prie.

Faubert Robinson

« Exister est notre destin, nier, notre spécialité »

Source originale : Anal d’Histoire Révisionniste , numéro 69 spécial sexe (Le Kamasoutra était un faux), p. 122-131.

                   

Notes.

1. On ne présente plus Faubert Robinson. Universitaire, spécialiste en tout (sauf en histoire...), champion de curling de la coupe intercantonale de la Bundesliga de 1988 à 1996, auteur notamment de Canular cinématographique : de l’inexistence d’Alain Delon et T’es qu’un zéro et t’es fini , œuvre superbe retraçant les tortures morales endurées par le mouvement révisionniste du fait de l’entrée en application de la loi Gayssot.

2. Evénement qui a donné un très bon film : Un mariage et 40 millions d’enterrements, de Veit Harlan, 1947.

3. Cf. Cornelius Ryan : Le Jour le plus long, Livre de Poche, 1985, p. 97.

4. Pierre Montagnon, La Grande Histoire de la Seconde Guerre Mondiale, vol. 6, p. 220, Pygmalion/Gérard Watelet.

5. Robert Laffont, 1994, pour l’édition revue et augmentée.

6. Georges Blond : Le débarquement, Fayard, 1951, et Livre de Poche, 1994.

7. On remarquera l’ineptie de cette thèse en faisant objecter que Omaha n’est autre qu’une ville des Etats-Unis, et ne saurait donc se situer en France.

8. Cité in Paul Carell, op. cit., p. 280.

9. Ryan, op. cit., p. 161.

10. Ainsi Maître Rampton, l’avocat en chef de cette emmerdeuse de Deborah Lipshit, auteur de Denying the Brain of David Irving, Manchot Empereur Books, 1993.                    

11. L’auteur de ces lignes connaît un cas de trouble de mémoire d’un individu pourtant âgé de moins de 70 ans : son ami Ernst Otto Remerde, gérant du site web Hitler was vegetarian, not a vegetable ! http://www.Hitler.vegetable.com.

12. Paul Carell, Ils arrivent, Robert Laffont, 1994, p. IV.

13. Dwight D. Eisenhower : Croisade en Europe, Robert Laffont, 1994, p. 302.

14. Paul Carell, op. cit., p. 95.

15. Daniel Costelle : Les prisonniers, Flammarion, 1975, p. 46.

16. Philippe Masson, Une guerre totale, Hachette/Pluriel, 1993, p. 468.

17. Costelle, op. cit., p. 46.

18. Ryan, op. cit., p. 435.

19. Antony Cave Brown, La Guerre secrete, Pygmalion/Gérard Watelet, p. 163-164.

20. Ryan, op. cit., p. 133.              

21. Ryan, op. cit., p. 206.

22. Cité in Eddy Florentin : Stalingrad en Normandie , Presses de la Cité, 1994, p. 642.

23. Vincent Ringard : Mon bouquin sur Oradour, une demi-tonne de mise en scène, Editions du Bunker, Asuncion, Paraguay, 1999.

24. Jean Mabire, Les Panzer de la Garde noire, Presses-Pocket, 1980, p. 272.

25. Eddy Florentin, ibid.

26. Arms and Armour Press, London, 1981.

27. Tous ces chiffres sont rappelés par Eddy Florentin, op. cit., p. 639-640.


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